Qu’est-ce qu’un slug en SEO ?
Le slug SEO, c’est tout simplement la portion d’une URL qui permet d’identifier une page web précise sur un site. Il se situe juste après la dernière barre oblique (/) dans l’adresse.
Attention : les paramètres d’URL (ce qui vient après un point d’interrogation ?) et les fragments (après un #) ne font pas partie du slug.
Y a-t-il une différence entre un slug d’URL et une URL ?
Si vous vous posez toujours la question…
L’URL correspond à l’adresse complète de la page : elle inclut le protocole (https), le nom de domaine (monsite.com) et le slug (/guide-referencement).
Le slug SEO, lui, est uniquement la dernière partie de cette adresse. C’est lui qui désigne précisément la page en question.
Exemple :
Dans l’adresse suivante → https://exemple.com/article-seo-avancé,
L’ensemble constitue l’URL.
Tandis que article-seo-avancé est le slug.
Pourquoi le slug d’Url SEO est-il important ?
Le slug d’une URL, aussi discret soit-il, joue plusieurs rôles essentiels, tant pour l’internaute que pour les moteurs de recherche.
Voici pourquoi il mérite votre attention :
Il améliore l’expérience utilisateur
Une URL faite d’une chaîne de caractères, de lettres et chiffres sans signification est peu engageante. Ce genre de structure peut sembler suspecte pour les internautes et décourager le clic.
À l’inverse, un slug clair et compréhensible inspire confiance. Il aide également les utilisateurs en leur indiquant le sujet de votre page.
Il facilité la compréhension de la structure de votre site web
De concert avec les sous-dossiers (autres sections de votre Url) il améliore l’orientation du visiteur.
En effet, une Url bien structuré reflète une arborescence logique. Cela aide les visiteurs à comprendre où ils se trouvent dans votre site.
Par exemple, une URL comme monsite.com/blog/seo/slug-seo permet de voir en un coup d’œil que :
-Il s’agit d’un article sur le slug seo.
-Il fait partie d’un blog, dans la catégorie SEO.
Il améliore le référencement naturel de votre site web
Les moteurs de recherche utilisent aussi les slugs pour identifier le sujet d’une page.
Tout comme la balise titre, les ancres de liens et le contenu de la page lui-même, les moteurs de recherche utilisent aussi l’URL pour comprendre de quoi parle votre contenu.
Cependant, John Mueller (Search Advocate chez Google), affirme que les mots présents dans une URL constituent pour Google un facteur très faible. Selon lui :
Voici l’extrait complet de conversation sur lequel je suis tombé :
“We use the words in a URL as a very very lightweight factor. And from what I recall this is primarily something that we would take into account when we haven’t had access to the content yet. So if this is the absolute first time we see this URL we don’t know how to classify its content, then we might use the words in the URL as something to help rank us better. But as soon as we’ve crawled and indexed the content there then we have a lot more information. And then that’s something where essentially if the URL is in German or in Japanese or in English it’s pretty much the same thing.”
– John Mueller
En résumé, Google peut se servir des mots intégrés dans l’URL pour obtenir des informations sur le contenu. Mais, il n’y a pas de quoi penser que cela améliorerait drastiquement votre positionnement sur le mot-clé ciblé.
Autre avantage d’un slug bien optimisé dans le SEO
Il booste le taux de clics sur votre URL
Prenons l’exemple d’un article sur le SEO WordPress dont l’URL est then7xt.com/wordpress-seo.
Cette adresse est claire, précise, et attire naturellement plus de clics que l’URL par défaut générée par WordPress, comme then7xt.com /?p=607.
Il améliore votre positionnement dans les résultats de recherche
Une étude de Backlinko sur les facteurs de classement a révélé une forte corrélation entre la brièveté des URL et de meilleures positions dans Google.

Source : Backlinko
Nous en parlerons plus en détails dans la suite de cet article…
Créer des slugs et Urls optimisés pour le SEO : les étapes essentielles
Que devez-vous prendre en compte en créant le bon slug pour votre page ou votre article ? Passons en revue les étapes clés pour l’optimisation :
Ajoutez toujours votre mot-clé cible
Cela peut sembler évident, mais il est crucial d’ajouter votre mot-clé cible dans le slug.
C’est un moyen direct de montrer à vos visiteurs le sujet de ta page.
D’ailleurs, Google le dit lui-même : « Les URL contenant des mots en lien avec votre contenu et la structure du site sont optimisés pour une bonne navigation des visiteurs. »
De plus, inclure son mot-clé dans l’Url envoie un signal clair à Google : « cette page parle de ce sujet-là ».
🔍More info : Évite la répétition de mots-clés
Répéter un mot-clé plusieurs fois dans une URL peut la faire paraître sur-optimisée ou même spammeuse.
C’est généralement facile à éviter lors de la création d’un slug, mais l’erreur arrive souvent quand on gère des sous-dossiers.
Par exemple, regarde cette URL :
myer.com.au/c/men/mens-shoes/mens-sneakers
Le mot “men” y est répété trois fois.
Même si ce n’est pas catastrophique, cette répétition est inutile. Une version plus propre serait :
myer.com.au/c/men/shoes/sneakers
Gardez le slug SEO court
Nous l’avons légèrement survolé plus haut : l’importance de la taille de vos Slug.
Retenez ceci : Vos URL doivent être courtes et percutantes.
Les URLs trop longues vont potentiellement embrouiller Google et les autres moteurs de recherche.
Prenons l’exemple de cet URL surchargée :

Entre “article-par-defaut”, “redirect”, “2024”, “news”, et “stats”, Google (comme l’utilisateur) peuvent avoir du mal à cerner le sujet principal de la page.
Comparez cela avec une version beaucoup plus simple et claire :

Ici, le thème est immédiatement identifiable. Google comprend rapidement le sujet de votre page.
D’ailleurs, selon cette étude menée par Backlinko, ils ont observé que les URLs courtes ont tendance à mieux se positionner que les longues.

Plus spécifiquement, les URLs des pages en première position sont en moyenne plus courtes de 9,2 caractères que celles en dixième position.

Source : Backlinko
🔍More info : quelle est la longueur maximale d’un slug SEO ?
Google Chrome et la plupart des navigateurs modernes autorisent des URLs allant jusqu’à 2048 caractères.
Mais ce n’est absolument pas une raison pour en faire d’aussi longues.
En pratique, mieux vaut vous en tenir à 3 – 5 mots bien choisis dans votre slug.
Utilisez uniquement des lettres minuscules
Même si la plupart des serveurs modernes ne font pas de distinction entre majuscules et minuscules dans les URLs, certains peuvent les considérer comme différentes.
Par exemple : « https://exemple.com/Mon-Article » et « https://exemple.com/mon-article » pourraient être traitées comme deux destinations distinctes par certains serveurs.
Ne prenez donc pas de risque et tenez vous à cette règle de base : Pas de majuscule dans l’Url !
De plus, en mélangeant majuscules et minuscules dans vos slugs, vous risquez de créer du contenu dupliqué par inadvertance.
Séparez les mots : utilisez des tirets, pas des underscores
Dans une URL, les mots doivent être clairement séparés pour être compris aussi bien par les internautes que par les moteurs de recherche.
Utilisez donc des tirets (-) pour séparer les termes dans votre slug.
Par exemple : https://exemple.com/guide-seo-debutant est beaucoup plus compréhensible que https://exemple.com/guideseodebutant.
Pourquoi les tirets sont-ils si importants ?
Parce qu’ils sont le standard reconnu (et recommandé) par Google pour séparer les mots dans une URL.
Les underscores (_) ou espaces sont à éviter.
Évitez les caractères spéciaux
Avez-vous déjà vu une URL contenant des barres obliques inverses () ou des crochets [ ] ?
Probablement pas, car ce sont des caractères non sécurisés qui n’ont pas leur place dans une URL.
Vous devriez les supprimer pour des raisons évidentes.
Mais il est également recommandé de retirer d’autres caractères spéciaux comme les virgules, les deux-points, les points-virgules, etc.
Voici ce que dit John Mueller de Google à ce sujet :
« Je recommande en général d’éviter les caractères spéciaux comme les virgules, les points-virgules, les deux-points, les espaces, les guillemets, etc. dans les URLs, afin de garder les choses simples.
Les URLs contenant ce type de caractères sont souvent plus difficiles à lier automatiquement (par exemple lorsqu’un utilisateur les partage dans un forum ou ailleurs), et plus difficiles à reconnaître correctement lorsque nous analysons un contenu textuel pour y détecter de nouvelles URLs. »
N’utilisez pas le titre complet de l’article
Il est tentant de laisser le système créer automatiquement le slug en reprenant le titre complet de votre article. Pourtant, cette méthode présente plusieurs inconvénients qu’il vaut mieux éviter.
Premièrement, un slug généré à partir du titre complet est souvent trop long.
Deuxièmement, ce type de slug complique la modification future de votre contenu. Si vous décidez de changer la forme ou l’angle de votre article (par exemple passer d’un guide à une étude de cas, ou à une liste), l’URL initiale peut devenir inadaptée, voire trompeuse.
Pour cette raison, il est préférable de ne garder que le mot-clé principal dans votre slug, avec éventuellement un ou deux mots supplémentaires qui renforcent son sens ou son attrait.
Par exemple, au lieu d’avoir une URL très longue qui reprend le titre entier, optez pour quelque chose de simple et clair. Si vous créez un guide pour apprendre le SEO, privilégiez un slug comme apprendre-seo plutôt que toute la phrase.
Enfin, pour rendre votre URL encore plus attractive, vous pouvez y ajouter un petit mot qui correspond à l’intention de recherche réelle des internautes. Par exemple, si vos visiteurs cherchent à maîtriser rapidement les bases, vous pouvez ajouter un mot comme « rapide » ou « express » à la fin du slug (apprendre-seo-rapide). Cela rendra votre lien plus pertinent et incitera davantage au clic.
Évitez de mettre des dates dans le slug
Voici le problème : un slug SEO est censé rester permanent dans le temps.
Vous n’avez donc généralement aucun intérêt à y insérer des éléments susceptibles de devenir obsolètes, comme des dates.
En effet, modifier une URL plus tard peut nuire à votre SEO, mais aussi à l’expérience utilisateur.
1- Changer le slug (donc l’adresse de la page) casse tous les liens entrants qui pointaient vers cette URL. Le bénéfice SEO de vos backlinks est de ce fait perdu.
2- Et, les internautes tombent sur une erreur 404.
👉 Mais si vous êtes dans une situation où ajouter une date dans l’URL est inévitable, il faut alors prévoir une redirection de l’ancienne URL vers la nouvelle.
Sur WordPress, cela se fait facilement à l’aide de plugins de redirection.
Mettez à jour votre slug à temps (si vraiment nécessaire)
L’idéal, c’est de choisir un slug qui restera pertinent même plusieurs années après sa publication.
Mais si une modification s’avère indispensable, faites-la le plus tôt possible, avant que :
- des utilisateurs aient déjà mémorisé ou partagé l’URL ;
- la page ne commence à gagner en visibilité SEO (notamment grâce aux backlinks).
Une fois que l’URL est répandue ou bien positionnée, la changer devient beaucoup plus risqué.
Meilleures pratiques pour les URLs
Commencez toujours vos URLs par HTTPS
Le protocole HTTPS chiffre les données échangées entre vos visiteurs et votre serveur.
C’est un facteur de classement léger depuis 2014.
Autrement dit, si votre site n’est pas encore en HTTPS, il est grand temps de faire la transition.
Il n’y a pas vraiment de débat à ce sujet : HTTPS est devenu le standard.
Donc, si votre site n’est pas encore sécurisé, je vous recommande vivement de le mettre à jour dès que possible.
Sous-domaines ou pas ? Faites le bon choix
Les sous-domaines apparaissent avant le nom de domaine principal.
Ils sont généralement utilisés pour séparer différentes sections d’un site si on se base sur leurs fonctionnalités.
Par exemple, si vous êtes au nom de domaine monsite.com, votre blog pourrait se trouver sur le sous-domaine blog.monsite.com.
Faites bien la différence avec un sous-dossier qui est la configuration assez commune et simple.
Exemple : monsite.com/blog/
Les contenus qui seront enregistrés dans ce répertoire /blog seront considérés comme étant dans un sous-dossier de votre site monsite.com.
Google affirme qu’il traite le contenu situé sur un sous-domaine exactement comme n’importe quel autre contenu, et qu’il n’est pas plus difficile de faire ranker un sous-domaine qu’un sous-dossier.
Cependant, beaucoup de professionnels du SEO ne sont pas du même avis. Plusieurs cas ont été signalés où des sites ont connu une augmentation significative de leur trafic après avoir déplacé leur contenu d’un sous-domaine vers un sous-dossier.
Personne ne sait exactement pourquoi cela se produit, mais l’hypothèse la plus répandue chez les experts SEO est que Google considère parfois les sous-domaines comme des sites complètement distincts.
D’ailleurs, pour certains, cela semble être bien plus qu’une simple théorie… …


Source : Backlinko
👉 Ma recommandation : n’utilisez des sous-domaines que si c’est vraiment nécessaire.
Choisissez un nom de domaine clair et mémorable
Si vous êtes encore à l’étape de création de votre site et que vous n’avez pas encore choisi de nom de domaine, inutile de vous inquiéter à propos des mots-clés à y inclure ou d’un nom parfaitement optimisé.
Optez plutôt pour un nom simple à retenir et facilement identifiable, c’est-à-dire mémorisable et « brandable ».
Voici ce que John Mueller de Google a déclaré au sujet des noms de domaine contenant des mots-clés :
« …Le fait d’avoir des mots-clés dans le nom de domaine ne garantit absolument pas un meilleur positionnement sur ces mots-clés. Et cela fait très, très longtemps que c’est le cas. »
Choisissez une extension de domaine (TLD) appropriée
Si votre objectif est de toucher une audience internationale, privilégiez un domaine de premier niveau générique (gTLD), comme .com.
Cela dit, .com reste le plus reconnu et inspirant le plus de confiance, si vous arrivez à mettre la main dessus.
À l’inverse, certaines extensions comme .biz, .info ou .name sont souvent associées à des sites de mauvaise qualité ou à du spam. Les utiliser peut donc nuire à votre capacité à obtenir des liens de qualité.
👉 Si vous visez une audience locale, vous pouvez opter pour un gTLD ou un ccTLD (domaine de premier niveau avec code pays), comme .fr ou .co.uk.
💡 Note : Il est tout à fait acceptable d’utiliser une extension comme .com, même si vous ciblez une zone géographique spécifique. Cela ne pose aucun problème
Optimisez le chemin de la page avec des mots-clés
Les sous-dossiers aident à donner une hiérarchie claire à votre site et fournissent des informations supplémentaires utiles dans l’URL.
Prenons cet exemple :
mondomaine.com/airpods.html
Difficile de dire s’il s’agit d’une page de vente, d’un test produit ou d’un simple article d’information.
Comparez maintenant avec :
mondomaine.com/store/earbuds/apple/airpods.html
Ici, on comprend tout de suite qu’il s’agit d’une page produit dédiée à la vente d’AirPods.
Mais la structure en sous-dossiers dit bien plus que cela :
- Elle indique que les écouteurs (earbuds) sont un type de produit parmi d’autres dans la boutique en ligne.
- Que la marque Apple est à l’origine de ce modèle, et que d’autres écouteurs Apple sont probablement disponibles.
- Qu’il existe sans doute d’autres marques d’écouteurs proposées par la boutique.
Autre avantage : l’utilisation de sous-dossiers permet d’intégrer des mots-clés dans les URLs sans que cela paraisse artificiel ou spammy.
Exemple d’URL non convenable :
mondomaine.com/buy-apple-airpods-earbuds.html
Exemple propre et naturel :
mondomaine.com/store/earbuds/apple/airpods.html
Utilisez autant de sous-dossiers que nécessaire
Certains spécialistes SEO pensent que l’utilisation de nombreux sous-dossiers dans une URL peut nuire au référencement.
Mais Google a précisé à plusieurs reprises que ce n’est pas le cas.
Cela dit, en pratique, avec la façon dont fonctionnent la plupart des CMS aujourd’hui, une URL contenant plusieurs niveaux de sous-dossiers peut être le signe qu’une page est profondément enfouie dans la structure du site.
Ce n’est pas l’idéal si vous voulez qu’elle soit facilement trouvée, que ce soit par les internautes ou par Google.
Si vous pensez que cela pourrait poser problème sur votre site, ne vous fiez pas uniquement au nombre de sous-dossiers.
Utilisez plutôt un outil comme Ahrefs Site Audit pour crawler votre site et identifier les pages dites “profondes”.




